•       Le besoin de changer de vie…

Qui peut dire avec précision le moment où l’aventure commence… Est-ce ce moment où on se met à rêver l’aventure? Le moment où on passe du rêve à la préparation? Le moment où on se met en mouvement? Ou peut-être est-ce aux premières difficultés rencontrées?

Je ne peux dire quand cette aventure a commencé pour nous. D’ailleurs, je peux difficilement répondre à la question : « quand avez-vous eu l’idée de ce voyage? ». Il y a longtemps… je crois…

Différents facteurs nous ont confirmé ces dernières années le besoin, voire la nécessité, du voyage ou du moins d’un changement de perspective que le fait de voyager à 6, dans un petit camion, autour du monde, pouvait contribuer à insuffler dans nos vies. Je les cite ici en vrac et dans le désordre: le rythme effréné de notre quotidien partagé entre les quatre enfants, nos boulots, notre famille, nos amis, nos projets, le questionnement sur les valeurs que nous voulons transmettre à nos enfants, les réflexions pertinentes d’Apolline sur son rapport à l’école (nous en reparlerons plus tard), mais aussi le sentiment d’échec ressenti parfois dans nos relations familiales (conflits trop fréquents, impression de manquer de temps,…), et certainement bien d ‘autres choses encore. Il convient d’ajouter évidemment à cela l’envie de revenir à une vie plus simple, plus proche de la nature et d’aller à la rencontre du monde à travers ses habitants.

Alors, un jour, nous nous sommes lancés dans l’aventure. Et petit à petit, le projet s’est étoffé, s’est modifié et enfin, s’est concrétisé le 26 juillet 2017 à 22h32.

  • « Alors, vous êtes prêts? »

Voilà des semaines (des mois !) que l’on entend résonner cette question, pratiquement à chaque rencontre. Parfois empreinte de sollicitude, d’inquiétude, d’excitation, de curiosité, elle est toujours – me semble-t-il – posée avec bienveillance. Ceux qui nous connaissent vraiment  ne posent plus la question. Ils demandent : « ça avance ? » « vous commencez à voir le bout ? »,… Car « prêts », nous ne le serons jamais vraiment. Dans la vie quotidienne, nous ne sommes jamais prêts que quelques instants avant que cela ne soit absolument nécessaire, (voire même qqs instants après !). Alors, pour un projet de cette ampleur, il y a peu de chance que nous soyons jamais complètement prêts. Cependant, je peux tout à fait comprendre l’inquiétude dans les regards quand j’énonce, début juillet, la liste des tâches encore à faire : finir les travaux dans la maison, vider la maison pour la colocation, vendre ma voiture, trouver les colocataires qui manquent, faire les lits des enfants dans le camion, vérifier les installations électriques et finir de tout installer dans le camion. Si je m’arrête pour y penser, j’ai envie de pleurer tant la tâche me semble insurmontable. Alors, je ne m’arrête pas. On ne s’arrête pas. Les journées sont longues et bien remplies. On range, on trie, on construit, on trouve des solutions, on va chez Brico (une fois, deux fois, trois fois,… ). J’entrevois dans certains regards la réalité et les difficultés encore à venir… Alors, je regarde ailleurs, je regarde vers l’avant, vers l’Est, vers notre destination,… mais je dois reconnaître que la fatigue est immense et que le découragement parvient parfois à s’imposer. Pas longtemps.

 

 

 

 

 

One thought on “quand l’aventure commence… (partie 1)”

  1. Ce besoin de changer de vie, on le ressent tous à un moment ou un autre… Mais il faut du cran pour sauter le pas! Votre choix est assez radical et j’admire. Je me réjouis vraiment de vous suivre à travers ce blog!

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