C’est la question que se posent les enfants : « Papa, maman, on va faire quoi quand on rentre ? ».

Apolline se lance la première: « Je voudrais manger une raclette! C’est trop bon. Tu peux mettre ce que tu veux avec le fromage. »

Je renchéris: « Ok, je vous fais d’abord des pâtes bolognaise (ma spécialité) puis une choucroute (ma deuxième spécialité) ».

Les autres :
– « D’accord mais avec de la purée à la noix de muscade et surtout de la moutarde. »
– « Ok, mais avec un petit pain pour mettre les bonnes saucisses et la choucroute. »
– « Oui, mais aussi avec du lard. »

C’est parti, la nostalgie des produits et de la nourriture s’installe doucement. Au départ, il s’agissait de faire des projets, voir plus loin que notre voyage.Mais les réponses sont apparues beaucoup plus triviales.

Déjà en Russie, plus on s’enfonçait dans la Sibérie et plus les goûts changeaient. Mais après 1 mois et demi de mouton en Mongolie, 24 jours de nouilles en Chine et 5 semaines de riz frit au Laos, même le petit morceau de camembert en boîte de conserve fait vaciller nos papilles et ressemble aux fromages affinés les plus rares.

Pielmieni, Russie.
Chine.
Premier plat au Laos à Luang Namtha, des nouilles sautées.
Street food à Kunming en Chine.

Les fameuses nouilles de Datong, Chine.
Datong, Chine.
Datong, Chine.

Je passe aussi sous silence les chips aux goûts les plus exotiques, les frites mal cuites aux piments, les viandes au poivre vert qui s’avèrent accompagnées de poivrons verts, …

 

Frites au piment en Chine.
Mouton en Mongolie.
Alcool de guêpes, Chine.

Nous avons bien eu une petite pause « saucisson/bière d’abbaye » offerte un soir par nos amis spécialistes de la mayonnaise maison, le retour du vrai pain dans ces anciennes contrées de l’Indochine, mais dans l’ensemble, les saveurs ont changé.

J’ai beau prendre systématiquement des spaghettis bolognaises dès qu’ils sont sur la carte, ils mettent un goût sucre-soja-sauce huître qui transforme immédiatement une pâte pourtant de farine de blé en nouille asiatique. Impossible de trouver des carbonara avec l’oeuf et le parmesan en copeaux.

Que va-t-on faire en rentrant ? On va manger !!! En attendant, nous profitons de toutes les bonnes saveurs asiatiques rencontrées qui nous font aussi voyager. Avec un peu de nostalgie.

 

4 thoughts on “On fait quoi quand on rentre ?”

  1. hahaha et oui !! 🙂 et vous allez sans doute grossiiiiiir et bouder les resto chinois pendant un bon moment peut être après votre retour 🙂 houlala :-).
    hmmmm les bonnes bières belges, les chicons au gratin, les bonnes frites (à la graisse de boeuf) avec le steak de 400 grs qui va bien et sa sauce Roquefort ou poivre vert (excellent le coup des poivrons 🙂 ), voire champignon crème hmmmm, rhooolala je sors de table, mais je ferais bien encore un petit effort hihi.
    Aujourd’hui à la cantine c’était spaguetti aux scampis avec des tomates cerise, un délice 🙂 .
    Mais en tout cas c’est vraiment chouette quand même la diversité de ce que vous avez pu goûter.
    L’alcool de guêpe m’intrigue fortement, vous avez goûté ?
    Allez profitez bien encore à fond de tout et continuez de nous faire rêver 🙂
    Vous êtes formidables !! 🙂

    1. Pour l’alcool de guêpes, on n’a pas osé. Par contre on a une soirée mémorable dans les montagnes chinoises avec un alcool de prunes dont les prunes collées au fond de la jarre étaient décollées à la bouche … J’évoque.

  2. bonjour les aventuriers
    je suppose que vous arrivez à la fin de votre magnifique aventure
    vous nous avez fait voyager avec vous et rêver
    on espère vous revoir prochainement

    gros bisous a vous six
    Maguy et Franco

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